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Sujets - samizo kouhei

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Life is Strange est le nouveau jeu de Dontnod, le développeur français à l'origine de l'inégal Remember Me. Si Remember Me avait été réalisé pour le compte de Capcom, ce nouveau jeu est distribué par Square Enix.
Life is Strange est une aventure par épisodes, inspiré par les jeux Telltale. On incarne Max, une adolescente de 18 ans revenue dans sa ville natale dans l'Oregon, Arcadia Bay, après 5 ans passés à Seattle, pour suivre le meilleur cours de photographie à l'académie Blackwell. 1 mois après la rentrée, elle reste assez peu intégrée dans son établissement, où on retrouve les sempiternelles "castes" lycéennes (les élèves populaires les marginaux, ...). Après un cauchemar en plein cours de photographie, elle se rend aux toilettes pour se rafraîchir, et assiste au meurtre d'une fille par un autre élève dans un état second. Elle réussit à remonter le temps, juste avant le coup de feu !

http://youtu.be/AURVxvIZrmU

Premier épisode fini ! Très bonne surprise, qui lorgne du côté des productions Telltale pour les mécaniques de jeu (en rajoutant la possibilité de retourner dans le temps), mais avec une ambiance intimiste fabuleuse, une direction artistique sublime (la luminosité, les décors bourrés d'affiches, les paysages du Nord-Ouest des Etats-Unis) et une bande-son géniale. En espérant que le jeu ne bascule pas dans la S-F mes couilles des productions David Cage (une autre influence revendiquée)

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La taverne des joueurs / La saga Kingdom Hearts
« le: décembre 13, 2014, 11:01:31 pm »


Je créé un sujet à l'occasion de ma partie de Kingdom Hearts HD 2.5 Remix.
J'avais découvert la sortie du premier épisode dans un numéro de Gameplay RPG d'avril et j'avais d'abord cru à un poisson d'avril : un crossover improbable entre Disney et Square-Enix !  :roll2:
Le premier n'était pas exempt de défauts (caméra folle, passages plateformes pénibles, qualité visuelle variable des niveaux) mais restait un bon jeu. Le II était tout simplement exceptionnel. D'ailleurs dans mon souvenir le prologue de ce 2ème épisode était incroyablement audacieux et pour l'avoir refait la semaine dernière, c'est toujours autant la claque. D'un point de vue gameplay l'accent a été mis sur les combats et les actions contextuelles. Le gameplay n'a eu de cesse de s'affiner. Par contre au niveau de l'histoire, si cela reste assez compréhensible dans le premier (et le Chains of Memories), le II commence à épaissir l'intrigue, qui va devenir de plus en plus incompréhensible. Des méfaits de laisser une licence dans les seuls mains de son créateur.



Autre reproche : des personnages Disney relégués au rang de faire-valoirs (pour faire place nette aux poseurs Nomuresques). Dans le premier, il est plaisant de voir les méchants Disney se liguer, mais par la suite, ils restent cantonnés à leurs propres univers et n'interviennent plus dans l'intrigue (à l'exception de Maléfique, à la limite, mais d'ici à ce qu'ils la remplacent par sa version "politiquement correcte" circa Angelina Jolie).
Après le 2ème épisode magistral, c'est la foire aux spin-off, préquelles et suites mais pas trop, afin de laisser la primeur du 3ème épisode aux consoles next-gen (mais le jeu sortira-t-il vraiment, vu qu'il est reparti de zéro avec un autre moteur de jeu ?). Parmi ces autres épisodes, l'inutile (358/2 Days, ReCoded) côtoie le très bon (3D) voire exceptionnel (Birth by Sleep).
Un sommet de la PS2, convertie aux consoles portables, ou l'évolution des développeurs japonais, à la masse sur PS3.
Les 2 compiles HD sortis sur PS3 (et sur PS4 ?) sont fort recommandées (et recommandables). La 2.5 est de très loin supérieure à la première, avec les 2 meilleurs épisodes de la saga.

http://youtu.be/cHEfd0HjF58

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La taverne des joueurs / Tales from the Borderlands (Multi)
« le: décembre 05, 2014, 02:23:56 pm »
Telltale continue à appliquer sa "fiction interactive", façonnée par les choix des joueurs, sur une nouvelle licence. Ici il s'agit du hack'n'shoot de 2K.
Le gameplay passe donc du FPS au "point'n'click" agrémenté de quelques QTE. L'univers est parfaitement respecté, avec des clins d'oeil aux autres épisodes de la série, et l'humour ravageur de la saga. L'identité visuelle est bien plus convaincante que pour Game of Thrones (et ses textures et décors délavés).
L'histoire part sur de bonnes bases (prenant place après Borderlands 2) même si on est évidemment loin des enjeux dramatiques de Walking Dead et GoT. La particularité est d'incarner 2 protagonistes (qui ne sont pas des Chasseurs de l'Arche, une fois n'est pas coutume), ce qui permet de changer les points de vue dans le récit des évènements (il y a plusieurs protagonistes aussi dans GoT, mais c'est plus attendu).

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La taverne des joueurs / Borderlands the Pre-Sequel
« le: octobre 17, 2014, 05:55:48 pm »
(Je pensais que le sujet existait mais en fait non)
Borderlands TPS se passe entre Borderlands 1 et 2 et raconte la montée en puissance du Beau Jack. Il présente 4 personnages entrevus dans les DLC du premier épisode et le 2ème épisode ... mais aussi le fameux Clap Trap !
Comme nouveautés, la présence de zones lunaires, avec une gravité amoindrie et la nécessité d'avoir un réservoir à oxygène pour ne pas suffoquer, une nouvelle classe d'armes (les armes laser) et un nouvel effet (glace).
Le jeu présente toutes les caractéristiques du jeu bouche-trou en attendant le vrai 3ème épisode sur next-gen (réalisation graphique en pilotage automatique, quelques nouvelles features, capitalisation sur l'univers), mais pour autant, j'y ai joué tout l'aprèm sans déplaisir. Par contre j'ai dû recharger ma partie 2 fois suite à un problème de script dans une des premières missions du jeu (ce qui ne m'était jamais arrivé sur les 2 autres épisodes.
Je joue sur PS3 et j'ai jeté mon dévolu sur la Gladiatrice (et son bouclier d'énergie pour parer les dégâts et les renvoyer dans la tronche des ennemis).

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La taverne des joueurs / Disgaea 4 A Promise Revisited (Vita)
« le: août 20, 2014, 11:06:56 pm »
La démo de Disgaea 4 est dispo sur le Store euro. Elle est en français et je suppose qu'elle propose de jouer le premier chapitre de l'histoire avec la possibilité de garder sa sauvegarde pour le jeu final. Il y a aussi un mode Test qui permet d'essayer les différentes fonctionnalités du jeu -même si je trouve que c'est mieux de les découvrir au fur et à mesure/

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La taverne des joueurs / Danganronpa : Trigger Happy Havoc (Vita/PC)
« le: février 13, 2014, 07:19:30 pm »


Danganronpa vient de sortir sur Vita. C'est le remake d'un jeu uniquement sorti au Japon sur PSP en 2010. Il s'agit d'un Visual Novel que l'on doit à Spike Chunsoft, maître du genre (999 et Virtue's Last Reward).
Makoto Naegi est un lycéen tout ce qu'il y a de plus lambda. C'est donc avec surprise qu'il reçoit suite à un tirage au sort une place à la Hope's Peak Academy, un établissement qui n'accueille normalement que les gens les plus doués dans des domaines aussi pointus que le leadership de gang, la mode ou la programmation. Mais Makoto se rend vite compte que sa chance est peut-être de la malchance, car il perd connaissance lors de la rentrée. Quand il reprend connaissance, c'est dans une salle de classe dont les fenêtres ont été remplacées par des plaques de métal vissées. Il ne tarde pas à rencontrer les autres étudiants et le "proviseur" de l'établissement, un ours appelé Monokuma, qui leur dit que le seul moyen de quitter l'établissement est de sortir diplômé. Seul problème : le diplôme consiste à assassiner un autre élève !

Je viens de commencer le jeu, donc je ne peux pas trop m'étendre sur le gameplay, mais il semble consister à circuler dans des décors en 3D subjective (très colorés à défaut d'être détaillés), à examiner les scènes et à discuter avec les autres personnages. La particularité du gameplay consiste dans ses scènes de tribunal. Maintenant je ne saurais vous dire pour l'instant si elles se jouent comme dans un Ace Attorney.

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N'importe quoi général / Community (NBC)
« le: janvier 01, 2014, 08:50:26 pm »
Jeff Winger était un brillant avocat ... jusqu'à ce qu'on découvre que son diplôme ne venait pas de l'université de Columbia ... mais en Colombie ! Le voilà donc obligé d'obtenir son diplôme via une université communautaire (Community College of Greendale), destiné à ceux qui n'ont ni l'âge, ni les capacités ou moyens pour entrer dans une université classique. Jetant son dévolu sur une jolie blonde qui fréquente également l'université, il se retrouve embarqué dans un groupe de révision en espagnol ...

Je ne pouvais pas faire autrement que de créer un sujet pour cette comédie, que j'ai découverte il y a 3 ans suite à des avis élogieux sur des forums. La série est depuis peu disponible en DVD en France (après un passage sur la chaîne Numéro 23). La série reprend demain pour une 5ème saison aux Etats-Unis après une 4ème saison très controversée (que je n'ai pas encore vue). C'est une série extrêmement drôle, aux personnages tous plus excellents les uns que les autres (je retiens notamment Pierce Hawktorne, le sexagénaire indigne qui multiplie les blagues racistes et sexistes, et campé par Chevy Chase, la gloire comique des années 70-80) et qui se lâche complètement à partir de la deuxième moitié de la saison 1, avec multiplication des parodies et du discours méta (Abed sait qu'il est dans une série télé).
Les DVD sont gorgés de bonus, notamment un commentaire audio sur tous les épisodes (et heureusement sous-titré en français).

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N'importe quoi général / La Jeunesse de Picsou et autres BD Disney
« le: novembre 25, 2013, 04:59:39 pm »


La Jeunesse de Picsou reste l'une de mes BD préférées, 20 ans après sa première publication dans Picsou Magazine. Dans cette maxi-série en 12 épisodes, Keno Don Rosa raconte les origines de Picsou et de sa richesse, en tenant d'établir le récit le plus crédible possible à partir de la production pléthorique de Carl Barks. Il y a eu également un réel souci de coller le plus possible au contexte historique de l'époque (fin XIXe-début XXe).

Balthazar McPicsou est un jeune canard ayant grandi dans une famille pauvre mais aimante de Glasgow. Ses ancêtres étaient de riches nobles écossais, dépouillés de leur fortune à cause d'escroqueries. Afin de venir en aide à sa famille, Picsou décide de s'embarquer pour le Nouveau Monde. Il vit de nombreuses aventures, aux 4 coins du globe, en recherche de la fortune ... mais au prix de son âme et de ses valeurs ?

Oubliez le fait qu'il s'agisse d'une BD Disney, c'est une série qui n'a rien de puéril. Du fait paradoxal que les BD Disney sont relativement ignorées dans leur pays natal, l'auteur a eu toute latitude pour livrer une saga dense, pleine d'humour et d'aventure, mais avec des moments assez âpres (les épisodes 9 à 11 sont un "basculement dans le côté obscur" où Picsou, devenu riche, tourne le dos à sa famille et à son honnêteté). L'épisode 12 renoue avec le Picsou tel qu'on le connait (du moins aux Etats-Unis, la version italienne restant un capitaliste acariâtre) : un milliardaire avare mais pas cupide, qui sait prendre des décisions morales, et plus motivé par l'aventure que par l'appât du gain.

Un petit mot sur l'édition de Glénat. Après de nombreuses parutions dans Picsou Magazine (et dans 2 hors-séries), il s'agit de l'édition définitive, ou prétendue comme telle. Le prix de 29€ me semble un peu excessif : le format est un peu petit pour admirer le dessin bourré de détails de Don Rosa et il y a quelques fautes de frappe. Cependant, cette intégrale a été composée à l'aide de l'auteur, qui nous gratifie à la fin de chaque épisode de ses commentaires sur la conception de l'épisode. Il y a également une nouvelle traduction, plus fidèle à l'original. Enfin, pour les fans du fameux arbre généalogique des Duck et McPicsou, on le retrouve en double page et en poster



Dans le 2ème tome, Glénat a réuni les épisodes annexes de la Jeunesse de Picsou, réalisés tout au long de la carrière de Don Rosa (qui a arrêté de dessiner il y a quelques années à cause de problèmes de vue et de manque de reconnaissance dans son propre pays !) qui permettent d'étoffer un récit déjà riche. Je retiendrai tout particulièrement La Prisonnière de la Vallée de l'Agonie Blanche (qui n'est clairement pas destiné aux enfants avec la tension sexuelle ... résolue entre Picsou et Goldie) et Le Rêve d'une vie (les Rapetou tentent de découvrir la combinaison du coffre-fort de Picsou dans ses rêves ... mais on découvre que l'appât du gain n'est pas forcément son rêve le plus cher).

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N'importe quoi général / La Ligue des Gentlemen Extraordinaires
« le: octobre 31, 2013, 10:20:41 am »
A l'occasion de ma lecture du Dossier Noir et de Century 2009, petit retour sur une des dernières oeuvres en date d'Alan Moore (avec Kevin o'Neill au dessin), La Ligue des Gentlemen Extraordinaires. Vous connaissez peut-être ce nom via le film avec Sean Connery dans un des rôles principaux, mais sachez qu'en dehors du titre et de certains noms de personnages il n'a absolument rien à voir avec la série d'Alan Moore (qui comme à son habitude s'est complètement désolidarisé du projet cinématographique et quand on voit le résultat on comprend pourquoi).

Que raconte cette série ? Il s'agit des aventures d'une équipe très particulière puisqu'elle est composée de personnages de la littérature occidentale de la 2ème moitié du XIXème siècle, et chargée de lutter contre les menaces sur l'Angleterre victorienne (qui était à l'époque la première puissance mondiale). La série compte 2 mini-séries de 6 épisodes chacune et un hors-série parues chez ABC Comics (un sous-label de Wildstorm, racheté entre temps par DC Comics) et une trilogie intitulée Century chez Top Shelf. En France, les 2 mini-séries ont d'abord été éditées chez Delcourt puis chez Panini (dans une édition Deluxe comprenant les bonus américains) tandis que les Century sont chez Delcourt. Petit retour sur les différentes parties de la série.



Dans la première mini-série, Moore et o'Neill racontent la constitution de la Ligue en 1898 sous les ordres de Mina Murray (la femme de Jonathan Harker, qui a repris son nom de jeune fille après son divorce et ses mésaventures dans Dracula). Elle est chargée par Campion Bond, un agent aux ordres de M, le mystérieux chef des services secrets de la Couronne britannique, de recruter une équipe de "Gentlemen extraordinaires". On retrouve dans l'équipe des personnages loin d'être des enfants de choeur : Alan Quatermain (un aventurier plus connu par 2 sous-Indiana Jones avec Richard Chamberlain dans le rôle-titre), le docteur Jekyll (dont l'alter ego monstrueux, Mister Hyde, a pris des proportions monstrueuses 10 ans après le roman de R.L. Stevenson), le capitaine Nemo (qui par rapport au personnage créé par Jules Verne est devenu un implacable terroriste Sikh) et Hawley Griffin (l'Homme Invisible du roman de H.G. Wells). Cette équipe disparate, à la moralité ambiguë, est chargée de combattre le Docteur (en fait le génie du mal Fu Manchu) qui veut mettre Londres à feu et à sang et convoite une pierre aux pouvoirs extraordinaires ...

Cette aventure se lit avec grand plaisir, mélange d'action (avec des scènes bien saignantes) et d'humour pince-sans-rire. Les références à la littérature de l'époque sont très nombreuses, de la présence du chevalier Dupin (de Double Assassinat dans la Rue Morgue d'E.A. Poe) aux allusions à Sherlock Holmes.

En bonus, on retrouve une nouvelle expliquant comment Alan Quatermain a pu échouer dans un tel état quand Mina le retrouve en Egypte.



Dans la 2ème mini-série, l'équipe est confronté à la Guerre des Mondes (d'après le roman d'H.G. Wells). Mais le péril pourrait ne pas venir uniquement des envahisseurs extraterrestres.

Toujours aussi plaisant et fin. Le bonus est cette fois un guide de voyage d'une cinquantaine de pages sur les lieux insolites du monde entier. Une véritable gageure à lire, puisque chaque phrase fait référence à une oeuvre plus ou moins obscure de la littérature européenne, de Gulliver aux contes de Perrault. Alan Moore marquait ainsi sa volonté de s'éloigner du comic book classique d'équipe de super-héros pour un travail beaucoup plus méta. Moore essaie de lier toutes les oeuvres de fiction dans le même univers.



Le Dossier Noir est un hors-série approfondissant l'histoire de l'univers. Il est enfin disponible en français après de longues années après des problèmes de droits autour de certains personnages pas encore tombés dans le domaine public.

Il est composé de 2 parties : une partie "bande dessinée" à proprement parler et des "documents" du Dossier Noir de la Ligue.

L'intrigue prend place en 1958, dans l'Angleterre de 1984. Les services secrets britanniques se lancent à la poursuite d'un couple qui a dérobé le "Dossier Noir". On découvre en même temps qu'eux son contenu.

Alan Moore se livre à différents pastiches qui laisseront de marbre les gens qui ne sont pas familiarisés avec la littérature britannique, mais qui approfondissent l'univers du titre : précédentes incarnations de la Ligue, destins ou passé des membres, rencontre avec les équivalents français et allemand de la Ligue, ... De même, Moore a poussé le vice en remplaçant certains personnages illustres par leurs équivalents fictionnels (ainsi Adolf Hitler est remplacé par Aloys Hynkel du Dictateur de Chaplin).

La trilogie Century raconte sur 3 périodes (1910, 1969 et 2009) la lutte de la Ligue contre une menace occulte, visant à éveiller une sorte d'antéchrist, l'Enfant de la Lune. Son identité est très surprenante, transparente même si d'évidentes raisons de droits empêchent de lui donner son vrai nom. La Ligue reste une oeuvre de longue haleine pour Alan Moore, qui est devenu bien plus qu'un comic book, même si au passage il a pu perdre de nombreux lecteurs par ses exigences littéraires.

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N'importe quoi général / American Vampire
« le: octobre 31, 2013, 10:05:53 am »


J'avais laissé passer ce titre quand il avait commencé à paraître chez Panini, la faute à beaucoup de lectures en retard et la crainte de tomber dans un énième titre de vampires. Entre temps, j'ai lu le Batman de Snyder et les louanges de la critique sur ce titre Vertigo. Urban s'est empressé de republier les 3 premiers tomes avant d'enchaîner sur la suite (et un spin-off intitulé Legacy que je n'ai pas lu)

L'intention des auteurs (Scott Snyder et Stephen King, qui a participé au premier arc, sa première expérience de scénariste de comics) était de livrer une nouvelle vision des vampires. Le défi, contre toute attente, est relevé !

Dans le premier arc, la première moitié des épisodes est consacré aux mésaventures d'une aspirante actrice à Hollywood en 1925, et sa rencontre avec Skinner Sweet, le premier vampire américain. La deuxième moitié présente les origines de Skinner Sweet, un impitoyable hors-la-loi, dont le dernier coup a une issue imprévue : attaqué par un vampire européen, il est infecté accidentellement à l'oeil par le sang du vampire et devient le premier vampire américain, capable de vivre sous le soleil (c'est même là où il est le plus fort) et sans les faiblesses apparentes des vampires traditionnels.

Un premier arc brillant, un récit à la fois haletant et violent. Pour ne rien gâcher, le dessin de Rafael Albuquerque, est superbe. C'est un artiste brésilien au style très différent de ses homologues américains.



Le 2ème tome se passe à Las Vegas en 1936 : en pleine Grande Dépression, la ville embrasse son titre de "ville du péché". Des meurtres terrifiants touchent les investisseurs du barrage Hoover. Tandis que Skinner Sweet entame une nouvelle carrière, sa disciple tente de mener une vie normale avec Henry, son mari humain. Mais les Vassaux de Vénus, une ligue de chasseurs de vampires, rôdent. Désormais seul aux commandes, Scott Snyder enrichit sa mythologie vampirique, dressant le portrait d'un Skinner Sweet retors et impitoyable.



1943, guerre du Pacifique. Henry, sentant de plus en plus qu'il vieillit (contrairement à sa femme vampire), veut se rendre utile à son pays, mais son âge le cantonne à un poste logistique éloigné des combats. Il se voit proposer par Lidden Hobbes, le leader des Vassaux, de faire une mission secrète sur une île abritant un nid de vampires. Skinner Sweet n'est jamais très loin, mais pourrait perdre de sa superbe dans cette mission commando. Toujours aussi brillant et haletant, avec des twists en veux-tu en voilà.



Un tome composé de plusieurs arcs, qui oscillent entre fin XIXème (avec la participation au dessin du vétéran Jordi Bennett) et 1954 : un jeune chasseur de vampires, qui oeuvre en marge des Vassaux, tente de mettre la main sur le vampire qui a tué ses parents et a ruiné sa vie.

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La taverne des joueurs / The Wolf Among Us (Multi)
« le: octobre 16, 2013, 07:58:00 pm »


Après le succès critique et commercial mérité de the Walking Dead, Telltale s'est attelé, parallèlement à une "saison 2" du titre de zombies, à une adaptation sous la même forme (click'n'play en épisodes) d'un autre comic mature phare : Fables qui paraît chez Vertigo / DC (je prévois de publier un article de présentation de cette série sous peu). Fables raconte la vie en exil à New York des personnages des contes de notre enfance, chassés de leurs terres par l'Adversaire. Pour éviter la confusion avec la saga jeu vidéo de Peter Molyneux, le jeu a été renommé A Wolf Among Us.

Dans cette "préquelle" aux comics, on incarne Bigsby, alias le Grand Méchant Loup, devenu le shériff de la communauté de Fabletown (le quartier où les Fables vivent, protégés du regard des humains par de puissants sorts magiques). A l'instar du premier arc de la série fleuve, l'ambiance du jeu est marqué du sceau du polar. Bigsby, après être intervenu pour sauver une prostituée agressée par un client (une vieille connaissance de Bigsby), doit enquêter sur un meurtre particulièrement atroce.

Le jeu est relativement proche de TWD : même design, mêmes décisions à prendre rapidement (reste à voir si les choix ont vraiment de l'incidence, ce qui n'était pas toujours le cas sur TWD) et click'n'play en 3D très simplifié (pas d'énigmes). Les scènes d'action sont des QTE mieux faits que ceux de TWD, avec une mise en scène dynamique.

S'il n'y a pas de zombies, l'ambiance reste cependant assez pesante, avec une plongée dans les bas-fonds de Fabletown (un aspect quasi absent du comic, tourné depuis très longtemps vers la lutte contre les ennemis extérieurs) particulièrement peu reluisante. Connaître la série n'est pas requis, et peut même altérer certains rebondissements.

Ce premier épisode est très intéressant, et se termine sur un cliffhanger incitant à jouer la suite !
Sinon, je ne sais pas si c'est normal ou si c'est un bug, mais contrairement à TWD, tous les trophées ne se débloquent pas automatiquement. Il m'en manque un, lié au déblocage des Fables Books (les profils). Il m'en manque un alors que tous les autres se sont débloqués automatiquement. Tenez moi au courant si vous avez le même "souci".

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N'importe quoi général / Le topic de Superman
« le: juin 10, 2013, 03:22:43 pm »
Je l'avoue tout de suite, je ne suis pas le plus gros fan de l'Homme d'Acier qui soit. Aussi je ne ferai pas trop de compte-rendus sur les nombreuses sorties chez Urban encadrant la sortie du film (J - 9 !)
Mais j'ai cependant mis la main sur All-Star Superman.



En 2005, sans doute envieux du succès de la ligne Ultimate chez Marvel, DC lance la collection All-Star, où les auteurs livreront leur version définitive des personnages iconiques de la firme, débarrassée de toute continuité. En fin de compte, seules 2 séries sortiront : l'atroce All-Star Batman et Robin de Frank Miller et Jim Lee (heureusement inachevée et condamnée à rester dans la poubelle dont elle n'aurait jamais dû sortir) et All-Star Superman, par la dream team Grant Morrison et Frank Quitely. Cette série s'est étalée sur 12 épisodes bimestriels. La parution en français chez Panini fut chaotique avec un changement de format en kiosque et une édition reliée finie à la pisse (pas de bonus, certains exemplaires ont des erreurs d'impression).

Urban rend enfin hommage à cette magnifique série. La série débute par le sauvetage d'une navette scientifique qui menaçait de s'écraser sur le Soleil par Superman. Il s'agit du dernier plan machiavélique de Lex Luthor : irradié par le Soleil, Superman voit ses pouvoirs décuplés, sa faiblesse à la kryptonite effacée ... mais il est condamné à mourir ! Superman décide alors d'occuper au mieux sa fin de vie en réalisant 12 travaux. Cette série est l'occasion pour Morrison de rendre hommage à l'humanité de Superman, capable de prodiges divins mais qui reste toujours humble, et capable de pardon même face à ses ennemis. Il introduit nombre de concepts issus de l'Âge d'argent remis au goût du jour (mais sans la dimension sinistre de ses épisodes de Batman) et de projets personnels avortés. La série est bourrée d'humour, particulièrement lumineuse et émouvante (dans une page, Superman prend la peine de sauver et de réconforter une adolescente qui allait se suicider). La fin est grandiose. C'est une des oeuvres les plus "grand public" et accessibles d'un auteur souvent réputé pour ses récits excentriques.

Au niveau du dessin, Frank Quitely livre une très bonne performance, notamment dans sa représentation de Clark Kent, qui ne se contente pas d'être Superman sans lunettes. Son découpage est souvent audacieux (j'en prends comme exemple la toute première page qui présente les origines de Superman en 4 cases et 4 phrases). Il retranscrit avec classe les idées les plus grotesques de Morrison.

La première édition française contient le film d'animation (sorti depuis 2 ans aux Etats-Unis) tiré de la série, dans une adaptation un peu bancale : le Bluray ne contient que la VF tandis que le DVD ne propose que la VO, quelques autres doublages ... et pas de sous-titres français. Au niveau de l'adaptation elle-même, elle est décevante : l'histoire, pensée comme une sorte d'anthologie en comics, passe mal le passage à une trame globale (et abandonne en cours de route l'idée des travaux de Superman) et le design est plutôt laid (mais il est vrai que le style détaillé de Quitely est difficilement transposable en animation). Cependant, la bande-son permet de retranscrire certains des passages les plus émouvants ou grandioses de la BD (notamment la fin).

Comme la plupart de ses rééditions, Urban propose le contenu de l'édition Absolute américaine, avec galerie de couvertures, recherches graphiques et scripts.

Quand Grant Morrison donne sa vision de l'Homme d'Acier, on se tait et on admire. Un des plus vibrants hommages rendus à Superman, et une nouvelle célébration de la figure super-héroïque par un auteur coutumier du fait.

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N'importe quoi général / Saga
« le: mars 22, 2013, 08:51:13 am »


Je marque mon retour sur la rubrique Comics avec mes impressions sur un titre qui a beaucoup fait parler de lui : le premier TPB de Saga, publié ce mois-ci en français par Urban Comics.

On doit ce titre à Brian K. Vaughan (Y le dernier homme, des épisodes de la série télé Lost, ...) et Fiona Staples au dessin. C'est un titre de Science-Fiction qui paraît chez Vertigo.

Ce titre s'ouvre sur la naissance d'un bébé, fruit de l'amour de 2 amants issus de peuples ennemis, dans une lointaine galaxie. Ils sont pourchassés par les forces impériales, et doivent faire l'apprentissage de parents dans leur fuite désespérée vers un monde meilleur.

Je ne pouvais que me pencher sur ce titre vu les louanges qui l'ont accompagné. Je ne crierais pas (pour l'instant ?) au chef d'oeuvre, mais c'est clairement très différent du tout venant comics, voire subversif dans son humour et ses dialogues parfois crus. Au niveau du dessin, si la couverture est très belle, l'encrage à l'intérieur est assez étrange. C'est un petit reproche qu'on retrouve dans pas mal de titres Vertigo. L'univers est très original, avec des personnages très hauts en couleurs et aux apparences très diverses.

Une lecture intrigante, enthousiasmante, que je conseille à tous, même (voire surtout) aux non lecteurs de comics.

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N'importe quoi général / Jojo's Bizarre Adventure
« le: février 16, 2013, 07:26:16 pm »
Pas de sujet pour cette saga culte ? Il faut laver l'affront en ce 25ème anniversaire du début de la parution de ce titre au Japon, l'oeuvre d'une vie, d'un seul homme, Hirohiko Araki.
Jojo's Bizarre Adventure raconte les aventures (bizarres, forcément bizarres) des membres de la famille Joestar, de l'Angleterre victorienne à nos jours (bien qu'à l'origine, les parties se passaient dans un futur proche), sur une centaine de tomes et 8 "saisons". Face aux Joestar plane la menace de Dio Brando, un vampire doté de pouvoirs impressionnants.
Après des débuts lorgnant du côté de Ken le Survivant (niveau dessin et violence), la série trouve son rythme de croisière avec la 3ème partie qui introduit les Stands (une source d'inspiration pour les Personas de la série de  J-RPG du même nom). Cette partie est la plus populaire et a eu les honneurs d'un jeu de baston chez Capcom et 2 séries d'OAV. On y retrouve l'emblématique Jotaro confronté au retour de Dio. Les saisons suivantes gardent les Stands, et marquent un changement stylistique où les costauds à la Ken laissent place à des personnages beaucoup plus androgynes et maniérés. Les grandes forces de la série sont sa violence baroque, ses excentricités omniprésentes et la tension psychologique permanente. La série perd cependant après la saison 4 son humour noir pour tomber dans le plus en plus étrange au cours des saisons 5 et 6, au point de perdre les fans les plus hardcore en route.
En France, la série a d'abord eu droit à une édition honorable de J'ai Lu (avec une traduction truculente) des 4 premières parties, avant que Tonkam ne prenne le relais, avec une très bonne volonté manifeste.
Tonkam met d'ailleurs le paquet cette année avec la publication en parallèle de Steel Ball Run (la 7ème partie qui fait office de reboot) et la réédition de Stardust Crusaders, la saison 3.



Japon, fin des années 80 ... Holly, la fille de Joseph Joestar (le héros de la seconde partie), appelle son père à l'aide. Son fils Jotaro s'est enfermé depuis plusieurs jours dans une cellule. Ce dernier est hanté par un "esprit maléfique", invisible aux autres personnes, et qui lui permet de saisir les objets. Accompagné d'un mystérieux Arabe, Joseph tente de sortir son petit-fils de sa cellule ... L'histoire ne s'embarrasse pas vraiment de détails : après un combat éprouvant psychologiquement, Jotaro ne tarde pas à être averti de l'existence des Stands et de Dio. Après une rencontre avec un manieur de Stand manipulé, Jotaro et ses 3 alliés ne tardent pas à partir à la recherche de Dio, car Holly, en tant que membre de la lignée Joestar, développe un Stand qui pourrait la tuer, faute d'esprit combattif.

Le dessin encore assez grossier, mélange malhabile entre le style "musclé" à la Tetsuo Hara et le maniérisme (qui deviendra marque de fabrique du dessin de l'auteur) et la grossièreté effarante des dialogues ne portent pas préjudice à une aventure bizarre qui ne cessera de se développer, tout au long des années.

Un achat recommandé pour tous ceux qui voudraient toucher le mythe Jojo du doigt, la porte d'entrée la plus accessible qui soit à cet univers baroque et sanglant.



Fin du XIXème siècle. Un milliardaire excentrique organise une course à travers les Etats-Unis, de San Diego à New York. A la clé, 50 millions de $. Des milliers de candidats sautent sur l'opportunité. L'accent est mis non pas sur un Joestar (bien qu'on en voit un) mais sur Jayro Zeppeli ... du nom de la famille maudite qui est venue en aide aux Joestar dans les 2 premières parties de Jojo's. Ce ne sont pas les seules références à la saga fleuve d'Araki, puisqu'on retrouve parmi les favoris de la course un certain Diego "Dio" Brando, un orphelin issu d'un milieu modeste qui s'est hissé au sommet de la société anglaise.

Pas de Stands à l'ordre du jour pour l'instant, mais des pouvoirs surnaturels : Jayro possède comme arme 2 boules en métal qu'il peut faire tourner à toute vitesse. D'où lui viennent ces pouvoirs ? A l'instar de Jonathan Joestar, le lecteur est invité à suivre les premiers faits d'arme de Zeppeli dans cette course folle.

Le dessin et le sens du découpage de l'auteur font encore merveille, même si on est pour l'instant loin des délires graphiques de Stone Ocean. De même, les chapitres sont beaucoup plus longs que dans les parties précédentes : la série a très vite migré du Shônen Jump à l'Ultra Jump (mensuel accueillant des séries un peu plus sanglantes et sexy que le Jump). Difficile évidemment de se prononcer tout de suite sur la qualité de cette nouvelle saison, mais en tout cas un achat indispensable pour les fans de cet univers, presque 10 ans après la sortie japonaise.


Autant dire que je guette une sortie occidentale du jeu Jojo All Stars !  :love:

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N'importe quoi général / Before Watchmen
« le: janvier 29, 2013, 10:37:12 am »


Donner une suite (ou une "préquelle") à Watchmen fut longtemps un tabou, de nombreux auteurs ont hésité à participer au projet d'étendre la mythologie d'un des plus grands comics de tous les temps. Mais les temps changent, et l'adaptation cinématographique honorable qui est sortie il y a quelques années a montré que tout est possible ... n'en déplaise à Alan Moore, qui s'est longuement épanché sur ce qu'il considère comme une trahison.

Pour la peine, DC a dégainé ses meilleurs artistes pour créer des mini-séries se passant ... avant Watchmen. Quel intérêt alors que l'oeuvre originale était déjà assez explicite sur les origines des personnages et de l'univers ? Motivations purement mercantiles ? Heureusement, non. Dans le premier numéro de sa revue, à l'excellent rapport qualité / prix, Urban propose les premiers épisodes de 5 des mini-séries de l'évènement, plus la première partie de l'histoire de pirates présente en fin de fascicules aux Etats-Unis. Ces épisodes sont traduits par Doug Headline, le fils du traducteur reconnu des premières éditions françaises de Watchmen, l'auteur de polars Patrick Manchette.

Minute Men 1 : les origines des membres de la première équipe super-héroïque, évoquée par Hollis Mason (Hibou I). Rien qui ne soit inconnu aux lecteurs de Watchmen, mais la classe du dessin de Darwyn Cooke vaut le détour.

Spectre Soyeux 1 : La mini-série s'intéresse à Laurie Jupiter, soit le 2ème du nom. Alors que sa mère aspire à ce que Laurie reprenne le costume, cette dernière veut au contraire s'éloigner du rôle, d'autant que sa mère a une réputation sulfureuse. Le dessin est plutôt "doux", le point de vue se situant d'une adolescente en rebellion contre sa mère.

Le Comédien 1 :  La série originelle nous présentait le passé de ce personnage posthume dont la mort déclenche bien des évènements. Cette mini-série raconte l'ascension de la personnification de la face cachée de l'American Dream. Erreur de continuité inadmissible ou choix délibéré, libre à vous de trancher sur l'admiration et l'amitié qui lie le Comédien aux frères Kennedy. Dans Watchmen, on sous-entendait que c'était lui l'assassin de JFK, tandis que le générique du film le montrait en tant que 2ème tireur.

Le Hibou 1 : A l'instar de Spectre Soyeux, il s'agit des origines de Hibou II. On suit donc dans ce premier épisode l'enfance de Dan Dreiberg (d'une famille aisée mais dont le chef de famille est violent) puis sa volonté de devenir le sidekick du Hibou. La 2ème moitié de l'épisode voit son intronisation et sa rencontre avec Rohrsach.

Ozymandias 1 : cette mini-série entreprend d'étoffer la jeunesse de l' "homme le plus intelligent du monde" à partir des éléments biographiques distillés dans Watchmen. C'est très bien dessiné par Jae Lee et montre la volonté d'Ozymandias de s'élever (et d'élever le monde) au dessus de la médiocrité, à l'instar de son modèle, Alexandre le Grand.

Le Corsaire Sanglant 1 : A l'instar de Watchmen, où il y avait une BD dans la BD, les épisodes parus aux Etats-Unis proposent en fin de numéro quelques pages consacrées à une histoire de pirates. Gageons qu'à l'instar de Watchmen, elle révèlera tout son intérêt après la publication intégrale.

Au final

DC ne se moque pas du monde d'un point de vue artistique, avec des équipes reconnues à juste titre. Maintenant, ces premiers épisodes n'apportent pas forcément grand chose à l'univers de Watchmen, sinon des sensibilités différentes ("old school" pour Minute Men, intimiste pour Spectre Soyeux, "politique" pour le Comédien). Ils ont le mérite de ne pas singer l'écriture d'Alan Moore. Espérons que ces récits prendront de l'envergure et enrichiront vraiment ce monument de l'art séquentiel.

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